SIRET, assurance RC Pro : ce qu'il faut vérifier avant de sous-traiter
Soyons honnêtes : la majorité des entreprises du paysage ne vérifient pas grand-chose avant de confier une mission à un sous-traitant. On fait confiance à la recommandation, à l'ancienneté de la relation, au feeling. Ça marche souvent. Et quand ça ne marche pas, les conséquences peuvent être sérieuses.
La loi impose pourtant quelques vérifications minimales. Le numéro SIRET, c'est le strict minimum — confirmer que l'entreprise existe légalement. Consultable en deux minutes sur pappers.fr ou société.ninja. Ce n'est pas la vérification la plus utile en soi, mais elle fait partie du devoir de vigilance qui vous protège en cas de contrôle.
L'attestation MSA, elle, est souvent oubliée. Pour les missions d'un certain montant, vous devez vérifier que votre sous-traitant est à jour de ses cotisations sociales auprès de la Mutualité Sociale Agricole — l'organisme qui gère les professionnels du paysage. Si ce n'est pas le cas et qu'un contrôle arrive, vous pouvez vous retrouver solidairement responsable des sommes dues. Ce n'est pas une hypothèse théorique.
Sur la RC Pro : demandez l'attestation avant le premier chantier, pas après. Et gardez-la. Un email suffit comme trace. Si un litige survient six mois plus tard, vous serez content de pouvoir retrouver le document en trente secondes.
La bonne nouvelle, c'est que ces vérifications prennent moins de temps que ce qu'on imagine. Cinq minutes par nouveau sous-traitant, un classeur ou un dossier numérique bien rangé, et vous avez couvert l'essentiel. Ce n'est pas une contrainte administrative — c'est simplement ce qui sépare un partenariat professionnel d'un accord informel qui peut se retourner contre vous.
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